Aurélien FAJARDIE - Psycho-praticien en Hypnose Ericksonienne/Infirmier D.E

AURÉLIEN FAJARDIE, PRATICIEN EN HYPNOSE


Articles sur l'hypnose

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Par Aurélien FAJARDIE

Moi, infirmier, je fais de l’hypnose ?
 
C’est bien mon expérience comme infirmier pendant presque 15 ans qui m’a fait découvert l’hypnose, ou plutôt les outils de communication utilisés dans l’hypnothérapie, ou la P.N.L  et même dans la vente !
Mais qu’ai-je vendu ??!!! Rien !, j’ai seulement essayé d’utiliser la « mallette à suggestions » pour aider les patients à aller mieux.
Tout a commencé lorsque je travaillais comme infirmier de nuit dans une clinique chirurgicale. Mon travail consistait à surveiller des opérés (prothèses de hanche et de genoux, arthroscopie des genoux, les ECM des fracturés du col du fémur ou du tibia, les fractures du poignet, et j’en passe !). Les protocoles pour gérer la douleur étaient précis, et plutôt efficaces. Pourtant, je fus confronté pratiquement chaque nuit, à un problème : et oui !, une prescription médicale est précise et respecte un rythme dans la distribution ou l’administration des médicaments antalgiques (par exemple, 2 comprimés toutes les 4 heures, ou une injection toutes les 6 heures).
Alors, le travail de l’infirmier face à une douleur persistante d’un patient, est de proposer de la glace (c’est efficace), et si rien ne fonctionne, il faut appeler l’anesthésiste de garde. C’est toujours délicat de le réveiller en pleine nuit, j’ai parfois été « mal reçu », mais souvent « bien reçu » car l’anesthésiste qui me connaissait, savait que je n’appelais pas pour rien.
Une nuit, j’appelai l’anesthésiste de garde pour trouver une solution face à une douleur aigue d’un patient. La réponse fut : « je ne sais pas moi ! Donne-lui un PLACEBO en attendant de pouvoir lui faire sa prochaine injection d’antalgique »
Là c’est la révélation ! Au cours de mes études d’infirmiers, j’avais entendu parler, en bien et en mal, du placebo. Cela faisait même parfois sujet de débat, opposant les « pour » et les « contre », je n’avais pas d’avis défini à cette époque, j’écoutais les arguments de chacun.
Et, au fil du temps, j’adoptais de plus en plus le PLACEBO, de façon écologique et professionnelle pour le bien du patient et en accord avec le chirurgien et l’anesthésiste, face à une douleur ou une insomnie, et quand tous les protocoles médicamenteux étaient épuisés dans l’instant de la demande au patient.
L’administration du Placebo, était devenue pour moi « un art ». Il ne suffisait pas de donner la pilule bleue ou rouge, il fallait accompagner cette administration avec un discours truffé de suggestions :
Madame X, 66 ans, opérée du poignet suite à une fracture. Elle ne dort pas, il est 22 h du matin…..Elle n’a pas de douleurs, n’est pas anxieuse, mais ne dort pas. Elle me demande si je peux lui donner « un petit truc » pour dormir, comprenez un médicament. Je n’ai pas de prescription, et je ne pense pas pouvoir déranger l’anesthésiste pour cette patiente qui ne dort pas et qui part le lendemain.  J’opte pour le PLACEBO !!!
Ce placebo pour dormir, je l’appelais « SOMNOLEX ». Il était bleu. J’utilisais la suggestion suivante : « avec ce cachet, vous allez DORMIR d’ici 10 minutes ou 30 minutes (c'est-à-dire quoi qu’il arrive, vous allez dormir !), puis « attention, prenez-le dès maintenant, pour être sûre de vous réveiller au passage du chirurgien qui arrive vers 7h ».
Le résultat était très souvent positif (70% environ).
Avec plus de précautions, j’utilisais la même technique, avec le placebo que j’appelais « DOLOREX », il devenait le lien entre la prescription antalgique, quand j’étais à court de moyens. De même, j’avais le « CALMOX », contre le stress, bref, une panoplie de placebo très large !
Mais ce que j’avais compris, c’était que son efficacité tenait aux mots, à l’attitude que j’utilisais lorsque je délivrais le cachet. C’est de là que je me suis intéressé à l’hypnose, à la communication en général. C’est bien dans la boîte à outils de l’hypnothérapeute, ou du PNListe, que je piochais ces techniques sans le savoir.
J’ai donc suivi une formation d’hypnothérapeute pour mettre des mots sur ces techniques, j’ai beaucoup lu et lis encore sur ces méthodes de communication, et j’ai vraiment trouvé dans ce métier  d’hypnothérapeute tout ce que je recherchais dans le prendre-soin.
 
Aurélien FAJARDIE

hypnothérapeute

hypnose et placebo




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Article sur L’hypnothérapie et les insomnies  par Aurélien, hypnothérapeute et formateur en hypnose


Il n’existe pas finalement de « norme » pour le sommeil, car certains ont besoin de beaucoup d’heures de sommeil pour qu’il soit « réparateur » et d’autres peu d’heures. Il existe  donc beaucoup de facteurs à cibler pendant le recueil de données.  On peut dire que le sommeil  est indispensable au maintien des fonctions d’apprentissage, de mémorisation et d’adaptation à des circonstances nouvelles. Il joue également un rôle-clé pour l’état de bien-être dans la journée.
L’insomnie est donc une pathologie d’origine multiple qui se caractérise par la difficulté à dormir suffisamment, au point où cela entrave les activités de la vie courante (somnolence, moins bonne attention, irritabilité, etc.).
Ainsi, le travail du thérapeute est de comprendre l’origine de l’insomnie du patient pour savoir s’il peut l’aider. En effet, l’origine peut être physiologique (reflux, asthme, Hyperthyroïdie, apnées, etc.) ou à cause d’une mauvaise hygiène de vie (café, vit c le soir, etc.). Ainsi, il convient d’orienter le patient vers son médecin traitant.
Notre rôle d’hypnothérapeute dans le problème de l’insomnie est efficace quand celle-ci est d’origine psychologique. Nous pouvons alors travailler sur la cause de l’insomnie quand nous l’avons repéré avec le patient. Il est évident que tous types de problèmes psychologiques doivent être traités par un médecin, l’hypnose n’étant qu’une thérapie complémentaire. Encore une fois, je suis très attaché à cette première séance qu’est l’anamnèse, pour être le plus efficace possible pour le patient, notamment aussi,  si le patient prends des hypnotiques. Ma formation d’infirmier me permet de reconnaitre les traitements. Par contre l’hypnothérapeute (ou tout thérapeute non médecin) ne doit JAMAIS donner son avis au patient sur ses médicaments et sa posologie !
Ainsi, avec un plan thérapeutique multidisciplinaire,  la plupart des gens retrouvent un sommeil réparateur après 2 ou 3 séances et quelques semaines. Bien évidemment, une initiation à l’autohypnose est à mon sens primordial pour la suite.


hypnose et insomnies

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Article sur l’hypnothérapie et le stress par Aurélien, hypnothérapeute et formateur en hypnose.
 
Je ne suis pas un grand « fan » du mot stress. Quand un patient prend rendez-vous par téléphone, et me dit « je viens pour le stress », je n’ai finalement pas d’indication précise, comme je pourrais l’avoir pour « je veux arrêter de fumer ». Bien que quand on me dit « je veux arrêter la cigarette », j’ai une indication, mais au final peut-être pas la bonne indication, non ?, pourtant précisément « arrêter le tabac » ! Bon vous vous dites,  il nous hypnotise avec ses phrases ! Non, rassurez-vous….sauf peut-être si vous souhaitezarrêter de fumer !
 
Le stress est ce mécanisme précieux, qui nous permet de nous adapter à une situation, mais le stress peut engendrer de l’anxiété, des insomnies, et parfois des états dépressifs accompagnés de troubles somatiques.
C’est vrai que dans le « top » 3 des raisons pour lesquelles les patients viennent me rencontrer pour une hypnothérapie, « le stress » arrive en 3 position après « perdre du poids » et « arrêter de fumer ».
La première séance est comme d’habitude très importante, l’objectif du patient étant généralement de vouloir se sentir relaxé. Ainsi, hormis le recueil de données et la détermination d’objectif, je fais à cette première rencontre une mini-séance axée relaxation.
Puis, à partir de la deuxième séance (je rappelle que 3 ou 4 séances sont suffisantes), nous pouvons « travailler » et permettre au patient d’atteindre son objectif. À travers les séances, le patient apprend à repérer, puis à s’affranchir des peurs et des éléments stressants de sa vie, remplaçant finalement le « mauvais stress » par le « bon stress » en mobilisant toutes ses ressources.
Puis une initiation à l’autohypnose, permettra au patient de « gérer » lui-même sa « thérapie » et améliorer son quotidien face aux situations qu’il le stresse négativement.

Personnellement, je suis aussi « un stressé », et oui ! J’utilise bien sûr l’autohypnose, et surtout l’aïkido, dont je suis un fidèle pratiquant et qui apporte tellement de sérénité !


hypnose et stress

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Article sur l’arrêt du tabac avec l’hypnose par Aurélien, hypnothérapeute et formateur en hypnose.

Je suis un ancien fumeur, j’ai commencé à fumer tardivement (23 ans) quand j’ai commencé à travailler comme infirmier. J’ai stoppé mon addiction avec l’autohypnose. J’ai connu toutes les phases de manque, etc.…Quand j’ai commencé mon activité d’hypnothérapeute, l’arrêt du tabac était un défi pour moi. J’ai lu Allen Car, j’y ai pioché quelques idées, mais sans plus. J’ai travaillé beaucoup sur un script adapté et adaptable à chaque patient, avec les éléments de l’anamnèse du patient.
Parfois, je « refuse » de travailler sur l’arrêt de l’addiction au tabac, la cigarette étant l’arbre qui cache la forêt, forêt d’autres problèmes plus importants. D’ailleurs, dès la prise de rendez-vous, et avec  un peu d’habitude, je peux « ressentir » les motivations (bien sûr, je peux me tromper, seule l’anamnèse me le dira).
C’est vrai qu’une bonne partie de ma patientèle fait appel à moi pour arrêter de fumer. J’ai la chance d’avoir de bon résultats, et le bouche à oreille fait son effet.
J’ai pratiquement depuis le début (2011), fait des petits calculs statistiques, sur la réussite ou pas de la thérapie, le sexe, catégories d’âge, la durée de l’addiction, les motivations,…. Bien sûr, je n’ai pas eu tous les retours de mes patients, et surtout ce qui m’intéresse, c’est la durée vie de l’arrêt.
J’ai plusieurs analyses sur l’hypnose et arrêter de fumer :
-          Plus l’addiction a été longue, (20, 30 voire 40 années de tabagisme), et plus j’ai statistiquement de bons résultats et inversement, plus l’addiction est récente, moins les résultats sont bons, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai quelques hypothèses.
-          Si les patients viennent par l’intermédiaire d’un ami(e), les chances de réussite sont accrues, il y a déjà là un phénomène de suggestion positive,
-          J’ai de meilleurs résultats sur les femmes et les hommes de plus de 50 ans.

Merci de votre lecture, n’hésitez pas à contribuer à ma réflexion, ce qui ne pourra qu’enrichir notre travail !


hypnose et  arreter-de-fumer

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Article sur les VIEux  par Aurélien, hypnothérapeute et formateur en hypnose. 08/09/2015

Un des faits marquants pour moi, dans mon expérience d’infirmier de 15 ans (je vieillis…), est mon passage en Gériatrie, chez les « vieux ». Ce mot « vieux » n’est plus péjoratif à mes yeux, depuis une formation sur le prendre soin en Gériatrie, où la formatrice m’avait dit « Aurélien, dans le mot vieux, il y a vie ».

La maison de retraite est un lieu de vie, parfois difficile, voire traumatisante. Le personnel est en sous-effectif, peu payé, débordé. Et pourtant, j’ai toujours senti une envie de bien faire, de professionnalisme pour aider les personnes âgées, ces « VIEux » à vivre le mieux possible. Jusqu’au cuisinier, qui devait tenir une cadence incroyable avec des produits peu reluisants, pour « sortir » les repas de nos résidents.
Un fossé se creusait : le directeur parlait de clients, prenaient des décisions qui, pour nous soignants étaient à l’encontre de ce qu’on avait appris, à prendre soin.

La communication avec les personnes âgées et les familles étaient mon quotidien, un soin sans techniques à proprement parler, mais un soin plein de techniques de communication et d’empathie.

J’étais déjà formé à l’hypnose à cette époque, et le mot communication n’était plus un concept flou, mais il avait des définitions, des techniques qui, allié  à mon naturel joyeux, apportait beaucoup à ma pratique d’infirmier. Soulager la douleur, physique et morale avec des mots, étaient aussi importante que la prescription du médecin traitant.

C’est ainsi que j’abordais le soin « agressif » (prise de sang, toilette, réfection de pansement,…) avec une approche différente, et beaucoup plus efficace, apaisante pour la personne âgée.

C’était plus difficile avec les personnes atteintes de démences, c’est ainsi que je me suis intéressé à la méthode de Yves Gineste (humanitude) et son approche des soins aux personnes démentes, et étonné aussi que nous n’ayons pas eu la formation, malgré mes demandes de simple soignant, peut être le grand groupe où je travaillais n’était pas intéressé par cette méthode, je n’ai pas eu d’explications….


 
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